Les Nouvelles Religions ?

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Biodiversité Voilà un article qui va faire grincer de trop nombreuses dents. De nombreux mouvements ont pris de l'ampleur durant les 10 dernières années. Devant le désastre environnemental global et les répercutions sur l'homme lui-même, que ce soient les pollutions massives ou la dangerosité de l'alimentation moderne, des millions de gens se sont engagés dans divers combats. Les réseaux sociaux sont en première ligne pour ce qui est de la divulgation d'informations jusqu'alors censurées par les médias traditionnels. Ils jouent le rôle de contre-pouvoir au "contre-pouvoir".

Qu'ils s'agissent de défendre les baleines, le végétalisme ou l'arrêt du nucléaire, on se retrouve très vite dans un dédale de groupes tentaculaire. Pratiquement tout le monde est partisan de plusieurs de ces groupes en même temps et on ne sait plus vraiment où donner de la tête. On gère l'immédiat et on réagit de manière épidermique.

Sea Shepherd a été créé en 1977 par Paul Watson. Son budget annuel est de l'ordre de 20 millions de dollars. L'ONG défend avec force et courage les baleines et d'autres cétacés menacés par l'homme. Ou plutôt par le nombre d'hommes devrais-je dire. En effet, Sea Shepherd n'a pas pu empêcher le massacre de la moitié des requins des océans en l'espace de dix ans. Dix ans seulement ! Soit 100 millions de requins par an ! Un véritable animacide. La baleine est traquée pour sa viande et son «spermaceti», catégorie d’huile, qui sert de base dans la fabrication de produits de beauté. L'augmentation de la démographie au Japon depuis 2 ans fait craindre le pire après des années de baisse de la fécondité. Il ne reste que quelques milliers de baleines et elles sont probablement toutes condamnées.

Les groupes vegan sont multiples et les malentendus et discordes sont nombreux. Entre ceux pour qui la souffrance animale est insupportable, ceux qui veulent limiter les émissions de gaz méthane vingt fois plus puissant que le CO2, ceux qui luttent contre la déforestation massive dans le but de planter du maïs et du soja afin de nourrir le bétail et ceux qui rejettent les hormones de croissance et les dizaines de piqures d'antibiotiques par mois par animal, on trouve un peu de tout. Malheureusement les débats tombent vite dans le discours intolérant concernant le miel, la présure animale dans les fromages, la consommation de lait animal ou même les végétaux qui souffriraient de notre consommation vegan... On refuse vite d'admettre que des vegans reviennent à la viande après plusieurs années et les images chocs à la limite du supportable sont profusion. Par contre, la plupart oublie que les élevages intensifs sont une réponse à la croissance infernale de notre giga nombre sur Terre et qu'il est vain de croire que tous les hommes arrêteront de manger de la viande.

D'autres causes, toutes aussi justes et nobles les unes que les autres, comme la lutte contre la vivisection, contre les delphinariums, contre l'exploitation des animaux dans les zoos, contre les corridas, pour la protection des abeilles, des loups et des gorilles du Congo, ont toutes comme coefficient dénominateur commun l'accroissement du nombre d'humains et l'occupation de territoires toujours plus grands au détriment de ceux des animaux. Le divertissement de milliards d'individus frustrés par une vie monotone passe par l'organisation de spectacles tels que les corridas et les delphinariums. C'est le nombre qui fait l'esprit; un esprit de toute-puissance absolue. On ne refera pas l'être humain sans changer complètement de paradigme et cela passe par mettre le doigt sur le facteur essentiel de notre dégénérescence, à savoir la surmultiplication d'homo sapiens. L'homme sage qui devait l'être lorsque nous n'étions que 1 milliard, mais qui est devenu homo debilis en se multipliant par 7 en deux siècles seulement.

Concernant les énergies, on s'y perd franchement entre les anti-nucléaires, les pros énergies libres, les pros énergies renouvelables, les anti-gaz de schiste et les partisans contre le barrage de Belo Monte au Brésil. La fourniture en énergie d'une humanité surnuméraire est dans une impasse totale. Les plantations de quelques éoliennes n'arrivent pas à la cheville du nombre de constructions de centrales à charbon en Chine: 1 par semaine pour rappel. La même Chine qui a prévu de construire 25 réacteurs nucléaires supplémentaires avant 2018... C'est le combat de la souris contre l'éléphant. Avec une Humanité qui va gagner encore 3 milliards d'individus d'ici à 2050, la demande d'énergie va doubler. Les actionnaires se frottent d'avance les mains...

Doubler aussi, c'est ce que fera la consommation d'huile palme dans le Monde responsable de l'annihilation de 80% des forêts tropicales et de toute sa faune si précieuse. Et si l'on se décide à la remplacer par de l'huile colza, ce sont alors d'immenses champs de colza qui recouvriront bientôt la planète. Si les nappes phréatiques le permettent puisqu'elles sont si polluées par les intrants agricoles chimiques qu'elles font peser sur le genre humain la menace d'une famine globale.

Les pollutions généralisées des terres, comme de l'air, des cours d'eaux et des océans par les produits chimiques et des micro particules de plastiques annoncent un avenir bien sombre pour notre espèce qui n'a pas encore atteint son pic numéraire malheureusement. L'agriculture est la clef de notre survie. Et les partisans déchainés contre Monsanto et favorables au bio et à la permaculture se trompent eux aussi de combat. Même en améliorant l'efficacité des méthodes de culture, l'inertie démographique est bien plus rapide encore. Aucun programme agricole n'est capable de nourrir 12 milliards d'humains sans engrais chimiques pétroliers et l'occupation même de terres nécessaires aux autres espèces vivantes est une insulte à la nature. On nous propose très sérieusement de manger des algues et des insectes, mais de qui se moque-t-on ? Un jour peut-être viendra où il n'y aura même plus assez d'insectes pour nourrir cette boursouflure humaine dont souffre la planète.

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