Les Murmures De La Fin

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Le cercle est bouclé. Il ne reste plus beaucoup d’alternatives. Nous restons sourds et muets et le sort de nos propres enfants ne nous concernent plus. Nous prenons la pose pour le grand voyage sans retour, à genoux, les yeux levés vers le ciel, les mains jointes.

Nous devrions nous tourner vers la terre et baisser la tête plutôt. Nous n’avons rien compris. Tant de vies gâchées, fauchées par la mort, perverties par un système décadent qui arrive à bout de souffle. Sans ressources, nous entrainons tous les Terriens vers le précipice gaiement.

Un peu partout, j’entends les murmures de la fin. On tuait 44 milliards d’animaux terrestres par an en 1950 lorsque nous étions 2,5 milliards d’humains. En 2050, ils seront 110 milliards d’après la FAO à passer sous la lame du boucher. Ce chiffre exclue les –accrochez-vous – 3.000 milliards de poissons consommés chaque année également. Un animal sur trois finit directement à la poubelle et n'est même pas consommé. 90% du volume des mammifères marins ont été exterminés en vingt ans. On a vidé les océans de leur faune. Les mammifères marins comptent 124 espèces actuellement. Les forêts tropicales qui abritent la moitié de toute la biodiversité mondiale sont rasées systématiquement pour planter des céréales pour nourrir une humanité toujours plus nombreuse et sans humanité. Les rejets et pollutions issues des activités humaines fragilisent notre environnement pour des millénaires. Nous avons déjà largement dépassé les 400 PPM de concentration de CO2 dans l’air et le réchauffement continuerait même si l’humanité disparaissait demain de la surface du globe.

C’est la taille d’un problème qui en détermine sa nature. Et pourtant il suffirait de pas grand-chose pour donner un coup de pied dans la fourmilière. Parfois un très petit nombre d’individus extrêmement déterminés change la face du Monde. Quand les moutons se transforment en loups et que chacun reprend le contrôle de son propre destin d’abord, puis de l’avenir de la société elle-même. « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. », a écrit Paulo Coelho dans l’Alchimiste. Plus la nuit est profonde, plus la petite lueur de nos consciences apparaît au loin et guide les hommes vers l’Orée du jour. Petit Prince, redessine-moi un mouton, car les hommes ont oublié ce que c’est !

 

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