1 Animal Sur 3 Finit A La Poubelle

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La production principale de viande en Asie industrialisée est :

-          la production porcine                 (46 millions de tonnes)

-          et de poulets                             (12 millions de tonnes).

La production principale de viande en Europe est :

-          la production porcine                 (27 millions de tonnes)

En Amérique du Nord et en Océanie, c’est :

-          la production porcine                 (12 millions de tonnes).

-          la production de poulets           (18 millions de tonnes),

-          le bétail (bovins)                       (16 millions de tonnes)  

La production de viande en Afrique subsaharienne est :

-          une production de bétail (bovins) (4 millions de tonnes)

et en Afrique du Nord, en Asie de l’Ouest et en Asie centrale

-          de poulets                                 (4 millions de tonnes).

Si l’on considère les rapports avec la population dans ces différentes régions, on constate que les Européens consomment beaucoup plus de viandes que les asiatiques et tout autant que les Américains. La différence est que l’on consomme plus de porcs en Europe et plus de bovins en Amérique. L’impact sur l’environnement de la viande bovine est 3 fois plus élevé que pour la viande de porc. Il faut 15.500 litres d’eau pour produire 1 seul kilo de viande bovine, alors qu’il n’en faut que 4.800 litres pour produire 1 kg de viande de porc.

viandes gaspi

Dans les pays à revenu moyen et élevé, les denrées alimentaires, jetées même dans les cas où elles sont encore propres à la consommation, sont gaspillées en grande quantité (22% pour les viandes et 40% pour les poissons); des pertes et gaspillages alimentaires considérables sont aussi constatés en tout début de chaîne alimentaire. Ce qui signifie qu’environ 1 animal sur 3 est tué pour être ensuite jeté à la poubelle !

Dans les pays à revenu faible, une perte des denrées alimentaires survient principalement en début ou en milieu de chaîne alimentaire alors que le gaspillage par les consommateurs est nettement plus limité.

Le gaspillage constaté au stade de la consommation représente à peu près la moitié de la totalité des pertes et gaspillages alimentaires. Les niveaux relativement faibles de gaspillage constatés au stade de la production, des opérations d’après récolte et du stockage s’expliquent par un faible taux de mortalité des animaux pendant l’élevage ou le transport vers l’abattoir.

Pour l’ensemble des régions en développement, les pertes se répartissent presque uniformément tout le long de la chaîne alimentaire. Il faut toutefois noter le niveau relativement élevé des pertes au stade de la production agricole en Asie du sud et en Asie du Sud-Est. Cela s’explique par un taux important de mortalité des animaux dû à de fréquentes maladies (par exemple, pneumonie, maladies de l’appareil digestif et parasites) pendant l’élevage.                  

Rejets de poisson et potentiel de consommation humaine

Les rejets de poisson, c’est à dire la part de chaque pêche qui est rejetée à la mer (poissons morts, mourants ou gravement détériorés), représentent une part importante des pêches dans le monde et sont généralement considérés comme un gaspillage des ressources marines.

Une première évaluation mondiale a été publiée en 1994 et a révélé un montant total de rejets s’élevant à 27 millions de tonnes (Alverson et autres, 1994). Même si les chiffres ne sont pas totalement comparables, la toute dernière étude menée par la FAO en 2005 fait entrevoir un montant des rejets s’élevant à 7,3 millions de tonnes. Mais quels que soient les chiffres, les rejets semblent avoir été réduits de façon significative. L’évaluation la plus récente fait état d’un ratio pondéré de 8% de rejets au niveau mondial. Il faut toutefois tenir compte des différences existantes entre les différentes régions du monde et les méthodes de pêches (Kelleher, 2005).

Une espèce de poisson sur trois est menacée d’extinction. Les poissons pourraient disparaître d’ici 2035. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les quantités de poissons pêchés sont passées de 20 millions à plus de 100 millions de tonnes, 50 % étant issues de l’aquaculture, et le reste de la pêche de capture. La consommation moyenne par habitant atteint aujourd’hui 18 kilos dans le monde. 22 kilos en Europe. Et la France caracole en tête, avec 34 kilos de poissons avalés chaque année par habitant ! Soit deux fois plus qu’il y a 10 ans. Avec ses six millions de tonnes de poissons fournies chaque année, grâce à ses 80.000 navires de pêche et à l'aquaculture, l'Union européenne occupe la quatrième place des producteurs de cette ressource dans le monde.

Ne plus pêcher de poissons dans l'Atlantique pendant quelque temps permettrait de protéger les stocks... mais aussi d'augmenter les revenus des pêcheurs de manière permanente. C'est la conclusion de la dernière étude de la New Economics Foundation (NEF), un think-tank basé à Londres, qui appelle à un moratoire de quelques mois à neuf ans sur les espèces les plus surpêchées en Europe.

Il est unanimement admis, dans les milieux scientifiques mais aussi politiques (jusqu’à la Banque Mondiale, qui ne s’est pourtant jamais distinguée par ses prises de position en faveur de la protection de la nature...) que le capital naturel que constitue la faune marine, y compris les poissons consommés par l’homme, subit des assauts insoutenables. Selon la FAO, plus de 80% des stocks de poissons pour lesquels des résultats d'évaluation sont disponibles sont déclarés pleinement exploités ou surexploités. Même sans statistiques, tous les pêcheurs constatent que les prises en mer diminuent à une vitesse alarmante. 

poissons gaspi 

Ce que l’on constate de prime abord, c’est que tout le monde gaspille. Il n’y a pas une région qui gère les « ressources » en bon père de famille.

On peut également se dire que dans les pays où règne une extrême pauvreté, ce qui est jeté est récupéré en partie par les crèves-la-faim.

Le gaspillage provient du système d’approvisionnement lui-même. En effet, les lieux de production ne sont pas les lieux de consommation, donc de nombreux problèmes de logistique (entreposage, conservation, accidents de la route, vols, etc) se posent. En revenant à des productions locales, les consommateurs retrouveront le sens de la mesure.

Rappelons finalement que l’augmentation de la population mondiale à 10 milliards en 2050 va occasionner le doublement de la consommation de viandes. Alors, trop de viandes ? ou trop de mangeurs de viandes ?

(Source : FAO http://www.fao.org/docrep/016/i2697f/i2697f02.pdf)

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