Le Végétalisme Ne Sauvera Pas Le Monde.

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conso eau Le végétalisme est-il une mode passagère ou un mouvement de fond ? Les produits de substituts aux viandes ont pris une large place dans les magasins depuis 30 ans. Le chiffre d’affaires de Taifun par exemple parle de lui-même: 6,5 % de croissance interne au premier trimestre 2010, et 15 % à l'international. (...)

Néanmoins, le nombre de végétariens – sans même parler de celui des végétaliens – reste très faible partout en Europe (4,6%) : alors qu’en Angleterre ou en Allemagne on estime à 9% le nombre de végétariens, en France nous sommes un peu moins de 2% (Source : Union Végétarienne Européenne). Aux Etats-Unis, un sondage de 2013 estime à 13% le nombre de végétariens (6% sont végétariens et 7% sont vegans).

C’est en Inde que le pourcentage est le plus élevé dans le Monde. 31 % des Indiens sont lacto-végétariens, et 9 % sont lacto-ovo-végétariens. Pourtant, plus ce pays se développe et plus les gens se tournent vers une alimentation carnée. On constate donc une évolution inverse pour la classe moyenne émergeante. « Après la révolution verte (agraire) et la révolution blanche (laitière), l’Inde serait en voie de connaître sa révolution «rose». La commercialisation de la viande prête-à-manger semble très prometteuse. Cette dernière décennie, au pays des vaches sacrées, la vente de boeuf a connu une croissance annuelle modeste (selon les standards indiens) de 5%. Tandis que le poulet a frôlé les 10%. » (source : http://www.lecourrier.ch/l_inde_passe_en_mode_carnivore).

Une réalité bien souvent difficile à admettre quand on a fait le chemin inverse. Entre ceux qui deviennent végétaliens et ceux qui deviennent carnivores, le match est nul…

Malgré tout, les multiples scandales alimentaires à répétition et les conditions d’élevage abominables doivent nous interpeller afin de changer de voie.

Pour vivre pleinement végétalien, il faut les bases de la diététique et prendre le temps de cuisiner. De nos jours, les jeunes enfants ne savent même pas que les frites viennent des pommes de terre et leurs parents ne savent plus que mettre une barquette en plastique dans un micro-ondes.

Un régime végétalien implique une profonde remise en cause sur soi-même et plusieurs années de pratiques et de lectures.

Il semble bien que ce sera la fin des engrais pétro-chimiques et du soja et maïs à bas coût qui mettra un coup frein violent à la surproduction de viandes. Mais il sera alors déjà trop tard.

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Liste des participants qui ont commenté cet article

  • Invité - Christophe

    Je ne pense pas que les VG deviennent omni, pour ce qui est de trouver une explication à l'augmentation de la consommation de viande en Inde. Je pense plutôt qu'il s'agit d'un accroissement de la population globale du pays, dont bien sûr des omnis, que ce soit par procréation ou immigration (l'Inde est un pays qui compte un grand nombre de cultures différentes, un peu comme la France. Toutes ne sont pas nées là-bas...) Forcément, + de gens omnis = + de demande carnée. Le phénomène existerait aussi si le nombre de VG (j'ai bien dit nombre, pas proportion) augmentait de 10% et le nombre d'omnis de 20%, par exemple :)

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  • Invité - Francine

    "Un régime végétalien implique une profonde remise en cause sur soi-même et plusieurs années de pratiques et de lectures." : Hé ben alors, c'est pas donné à tout le monde !
    S'il faut une thèse d'Etat pour arriver à équilibrer une alimentation végétalienne, c'est que ce régime n'a rien de naturel pour nous. Comment diable les animaux sauvages font-ils pour équilibrer leur alimentation ??? Prenons exemple sur nos plus proches cousins sauvages les grands singes :
    ils mangent ce qu'ils trouvent dans la nature, sans cuire ni assaisonner.
    Ils mangent uniquement ce qui est bon à leur goût.
    Quand c'est mauvais, ils recrachent. Nos tous petits enfants aussi font ça, car c'est un réflexe naturel, expression de notre instinct alimentaire.
    Quand ils découvrent un fruit nouveau (ou tout autre aliment), ils le flairent, comme nous sentons un melon pour savoir s'il est bon, puis ils se risquent à en goûter un petit peu, en mâchant lentement pour bien analyser le goût, quitte à recracher si nécessaire. Puis ils s'arrêtent de consommer dès que l'aliment devient un peu acide ou âpre ou autre désagrément indiquant que la dose ne doit pas être dépassée.
    Donnez à un petit enfant un aliment naturel non transformé, il fera instinctivement comme les grands singes, il n'a besoin d'aucun livre pour lui dire ce qu'il doit faire.
    Nous, les hommes civilisés, quand nous n'aimons pas un aliment cru, nous le faisons cuire, et l'assaisonnons (la pomme de terre, la viande ou les céréales, par exemple). Comme ça nous pouvons nous "libérer" de notre instinct alimentaire, et occulter tous les signaux qu'il nous envoie. Mais comme nous nous retrouvons sans notre guide naturel, il nous faut des années de pratiques et de lectures pour équilibrer à peu près notre alimentation. Où est le progrès ???

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  • Invité - Reduce

    la production de viandes de boeuf est par exemple responsable de l'émission de 17% du CO2 rejeté dans l'air, autant que l'ensemble du traffic routier !

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